Ce Qui Fulgure by Umanz : ✍️Belief markets, doomprompting et algorithmisation des gens

Le produit dérivé de la dénutrition conversationnelle qui gagne du terrain, c’est l’absence cruelle de parole vraie dans nos relations, au bureau, dans nos familles, dans la vie publique. Ce manque, j’en reçois les denses échos, chaque semaine dans mon cabinet Second Act.
Les algorithmes qui n’aiment que l’outrance et le spectaculaire ont relégué l’authenticité, la nuance et la profondeur au dernier sous-sol de la modernité liquide. La première conséquence est que dans une monde de faux semblants, la parole juste passe pour une offense. Peut-être sommes nous dans ce moment Orwellien où plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle se met à haïr ceux qui la disent.
Pourtant, derrière le slop et le spectacle, quelques voix échangent en murmurant des paroles qui disent encore le réel. Des voix qui réfléchissent et qui doutent car elles savent encore que la parole vraie connaît ses propres failles.
C’est le retour de Ce Qui Fulgure (CQF) dans la lettre de Umanz, la pêche toujours maigre (mais toujours raisonnée) des éclairages qui, bien que vacillants, tiennent encore le monde.
La très punk Rayya Elias avait coutume de dire “La vérité a des jambes, à la fin, c’est la seule chose qui reste debout.”
Une dernière note de nuance à moi-même et à Rayya. Aucune vérité n’est absolue et comme dirait Camus : “je me garderai de dire ici des choses définitives”. La certitude tue bien plus que le doute disait un philosophe à grosses moustaches. Spécialement en 2026.
Bref, voyez avant tout, dans ces quelques fulgurances, patiemment curées chez d’autres auteurs et essayistes, de beaux objets de pensée.
Content de vous revoir.
Belief Markets, doomprompting, algorithmisation des gens et tout Ce Qui Fulgure (CQF)
Belief Markets, l’économie de la croyance
Du Doomsscrolling au Doomprompting
Fake leaders, faux flamboyants
La sociopathie stratégique
L’algorithmisation des gens
L’autre leçon de la deuxième partie de vie
Il y’a tant d’agences de voyages, si peu d’agences de pas de côté…
Il y a une gigantesque déconnexion à l’œuvre dans la société. On nous dit qu’il y a un agent IA pour ça, une app pour ça, une pilule pour ça, une posture de yoga pour ça, mais la vérité c’est que nous n’avons pas mis à jour nos outils intérieurs de décision, de fabrication du sens et de connaissance de soi en deuxième partie de vie, y compris au travail, face à une société et des phases de vie qui ont radicalement changé.
Découvrez Second Act, mon cabinet de coaching en évolutions pro et perso, un passeport de sérénité pour la deuxième partie de vie.
Découvrez également le Parcours Edge à destination des dirigeants.
Les Screenthoughts de la semaine
Le discount imbattable
La deuxième vie de l’intelligence
L’autre façon de réfléchir aux valeurs
Signe des temps et temps des signes
Cette idée d’Eric Ries m’a trotté dans la tête pendant toutes les vacances :
“Aristote opérait une distinction fondamentale entre deux manières de générer des ressources : l’oikonomía, orientée vers la production de biens utiles, et la chrēmatistikē, l’art de produire de l’argent à partir de l’argent lui-même.
C’est ce que nous appelons désormais la création de valeur face à l’extraction de valeur.”
Le choix de l’IA est-il en train de devenir statutaire. La phrase la plus entendue autour de moi ces trois dernières semaines : “Naan, t’sais, j’suis passé à Claude.” Étrange parallèle avec cette remarque qui revient de plus en plus fréquemment : “ChatGPT est devenu totalement débile.”
L’ excellentissime article sur l’IA que 99% des gens autour de moi perclus d’IA fatigue ont quand même lu. La partie 2 est ici.
CQFD
“L’économie de l’attention favorise structurellement les contenus qui menacent la démocratie. Les plateformes finissent par mettre en avant les contenus auxquels nous sommes naturellement enclins à prêter attention : “négatifs, émotionnels et centrés sur le conflit.”
Cette phrase implacable est issue d’un rapport de la Commission Européenne intitulé : Fractured reality.
Le Financial Times m’a fait rire pour la première fois de ma vie en renommant EBITDA : Earnings Before Iran, Tariffs and Dubious Announcements.
Les Suisses sont nos amis (j’ai beaucoup de lecteurs en Suisse). Saviez-vous qu’ils ont un parti politique anti-powerpoint ?
Ma réflexion de la semaine :
L’App demandait la quantité d’attention. Et dans nos vies, on a perdu la qualité d’attention.
L’IA demande la quantité d’intention. Va t-on perdre, dans nos vies, la qualité d’intention ?
Le WTF d’or de la semaine : la violence du Rugby sans la beauté du jeu et du collectif. Attention, le Runit a pris d’assaut Internet.
C’est tout pour cette semaine, je vous retrouve la semaine prochaine avec le retour de très belles Idées Qui Murmurent (IQM).
D’ici là, gardez le cap 🧭.
Waloyo Yamoni, nous surmontons le vent.
Cette newsletter est avant tout un projet de coeur. De nombreuses personnes et sociétés me demandent souvent : comment travailler ensemble ? La première : “Second Act”, mon cabinet de coaching spécialisé en accompagnement des évolutions pro ou perso. Vous pouvez également me solliciter pour des Keynotes en entreprise sur les Soft Skills élégants: le sens du futur, les secrets de l’audace, la curiosité, l’esprit du débutant, l’émerveillement, l’impact, la loyauté, l’art de la conversation. Ainsi que des ateliers et séminaires exclusifs pour les comités de direction. Je garde également une activité de conseil en positionnement et en identité d’entreprise issue de mes anciennes activités chez Google, Reuters et Dow Jones. Elle me permet de produire, pour les marques et les entreprises, des positionnements ou des contenus uniques, aussi différenciés que des guitaristes punks dans un orchestre de mariachis.















O₂🙏
C’est vrai ! Et cela s’accompagne d’un vocabulaaire fnraçais de plus en plus sommaire et de plus en plus pauvre..