La lettre de Umanz : ✍️ Perpléxités, 5ème édition
Chers gens longs,
Un constat lancinant revient dans l’ensemble de mes conversations : nous avons tellement besoin d’autre chose.
Il y a deux ans je lançais la première édition des Perplexités dans la lettre de Umanz pour exprimer ce regard d’enfant, cette légère oscillation de la tête face aux dérives du slopitalisme ambiant et à la fuckedupitude du monde.
…Nous avons tellement besoin d’autre chose.
Je m’étonne moi-même d’arriver à la cinquième édition aujourd’hui de ce qui est devenu un exercice quasi cathartique. À une époque où Zuck et Musk ont fait des cerveaux de nos enfants des décharges à ciel ouvert, à une époque où la dénutrition conversationnelle prend des proportions alarmantes, je considère ces Perplexités comme des échos nécessaires de mon rapport au monde.
…Nous avons tellement besoin d’autre chose.
Chaque jour je croise dans mon cabinet Second Act des désirs de profondeur, de beauté et de mystère et de sens qui ne sont pas nourris par la bouillie des jours de la modernité liquide.
Au fil du temps, ces Perplexités sont devenues pour moi, pour mes lecteurs, une prise de recul, une pause contemplative. Elles me permettent aussi de me borner sur le spectre optimiste-pessimiste.
Elles deviennent aussi une exigence. Celle de ne pas se terrer dans l’indifférence 🙈🙉🙊 qui devient le signe extérieur de reconnaissance des gens mécaniques que nous voyons, dans un étrange remake, de They Live, proliférer autour de nous.
Bonnes lectures.
Perpléxités 5ème édition
1- L’obsolescence cognitive va nous faire regretter l’obsolescence programmée.
2- Vous vous souvenez de l’époque où la politique était l’art de créer des possibilités ?
3- À partir d’un certain âge, le plus dur n’est pas de se poser des questions mais de faire face aux réponses qui n’existent pas.
4- L’impensé contemporain : à combien de clics es-tu de la situation ? À combien de clics es-tu du réel ?
5- Parfois le prix du non-exil de l’âme est l’exil physique.
6- Pourquoi les gens du chiffre, en réduisant le monde au calcul, le rendent indéchiffrable ?
7- Pourquoi les gens autour de moi les plus bardés de capteurs de santé sont les moins en vie ?
8- Les side-projects sont-ils des procrastinations de luxe ? Je pose la question.
9- Les enfants ne font pas de small talk.
10- Ceux qui disent le monde. Perchés sur un “-isme” ne disent pas le monde.
Ils disent le leur.
11- Le problème des vies de vitrines ? Ceux qui mènent une vie de part d’étalage sont vites périmés.
12- Parfois, même chez soi, on se sent loin de chez soi.
13- Le Slopitalisme : un capitalisme finissant avec un plot twist : la vérité fait perdre de l’argent.
14- L’hyperpersonnalisation a-t-elle hyperdépersonnalisé les gens ? #vousavezquatreheures
15- Peut-être qu’on a eu l’IA maintenant parce que plus tard, elle aurait été nourrie par de trop mauvaises datas.
16- La chose la plus difficile à quitter en 2026 : ses métriques.
La deuxième partie de vie dure en moyenne 15.000 jours…
Et si l’on y consacrait quelques heures ?
Il y a une gigantesque déconnexion à l’œuvre dans la société. On nous dit qu’il y a un agent IA pour ça, une app pour ça, une pilule pour ça, une posture de yoga pour ça, mais la vérité c’est que nous n’avons pas mis à jour nos outils intérieurs de décision, de fabrication du sens et de connaissance de soi en deuxième partie de vie, y compris au travail, face à une société et des phases de vie qui ont radicalement changé.
Découvrez Second Act, mon cabinet de coaching en évolutions pros et persos, un passeport de sérénité pour la deuxième partie de vie.
Découvrez également le Parcours Edge à destination des dirigeants.
Les Screenthoughts de la semaine
“Democratize”
Choisis ta douleur
Ce que tu refuses
Signe des temps et temps des signes
Cette phrase de Chor Pharn sur le déplacement par l’IA des jobs ou tâches non-qualifiées des cols-blancs m’a déplacé : «Une société qui automatise toutes les tâches de débutant pourrait bien découvrir qu’elle a également automatisé le processus par lequel les novices deviennent adultes. »
“L'IA peut interpréter mon deuil. Elle ne peut pas faire le deuil. Elle peut modéliser la faim, mais elle n'a jamais eu faim. Elle peut décrire la honte, mais elle n'a pas de corps à travers lequel la honte afflue. Elle peut se souvenir de mon enfance telle que je l'ai décrite, mais elle n'a pas survécu à l'enfance. Elle peut parler de la mort avec une sérénité parfaite parce qu'elle ne vit pas avec la mort pour horizon.” Houda Nait El Barj, une chercheuse d’Open AI se souvient de son enfance au Maroc et réfléchit sur ce que l’IA ne pourra jamais faire.
L’Intelligence artificielle pourrait-elle faire basculer la prochaine présidentielle par l’ami Antoine Amiel
2 lauréats ex-aequo au WTF d’or de la semaine
Je vous laisse aprécier ces deux captures dans mes feeds :
ET
Après le Learn to code, le Learn to Philosophize !
“Plus tôt cette année, la Banque de la Réserve fédérale de New York a publié des chiffres montrant que les diplômés américains en philosophie ont plus de chances d’avoir un emploi que leurs pairs ayant étudié l’informatique.” Pourquoi les géants de l’AI embauchent des Philosophes selon The Economist.
“On a été si obsédé d’allonger la vie qu’on a oublié de la vivre”. La tendance #postperf (post Tech bros, post Hustle Culture, Post Ice Bath à 5 heures du matin) gagne du terrain : un journaliste de la BBC lance sa croisade anti-optimisation.
C’est tout pour cette semaine, je vous retrouve la semaine prochaine avec un essai spécial gens longs #whatelse. 🙏Merci d’exister🙏.
D’ici là, gardez le cap 🧭.
Waloyo Yamoni, nous surmontons le vent.
Cette newsletter est avant tout un projet de coeur. De nombreuses personnes et sociétés me demandent souvent : comment travailler ensemble ? La première : “Second Act”, mon cabinet de coaching spécialisé en accompagnement des évolutions pro ou perso. Vous pouvez également me solliciter pour des Keynotes en entreprise sur les Soft Skills élégants : le sens du futur, les secrets de l’audace, la curiosité, l’esprit du débutant, l’émerveillement, l’impact, la loyauté, l’art de la conversation. Ainsi que des ateliers et séminaires exclusifs pour les comités de direction. Je garde aussi une activité de conseil en positionnement et en identité d’entreprise issue de mes anciennes activités chez Google, Reuters et Dow Jones. Elle me permet de produire, pour les marques et les entreprises, des positionnements ou des contenus uniques, aussi différenciés que des guitaristes punks dans un orchestre de mariachis.












"Parfois le prix du non-exil de l’âme est l’exil physique."
yep, ça parle